Didier Donfut et son clan - Bienvenue au Borinage

Donfut et cie

     Voici Didier Donfut alias Mister Cash (et son clan. Certes, il s'est en douceur retiré du monde auquel il appartenait, autrement dit la politique, là où on ne trouve que très très peu de personnages dignes, responsables et intègres, mais ses progénitures, et bien d'autres, sont toutes en bonne place, et ce n'est pas le fruit du hasard, croyez-le bien.)

Didier Donfut, le multimandataire framerisois. Tous les élus ont l’obligation de déclarer la liste de leurs mandats. Dans le moniteur du 14 août 2008, Didier Donfut faisait état des mandats rémunérés suivants : 
Député wallon 21/12/07 > 31/12/07 
Conseiller communal (Frameries) 21/12/07 > 31/12/07 
Bourgmestre (Frameries) 01/01/07 > 21/12/07 
Administrateur du CHU Ambroise Paré à Mons 01/03/07 > 29/06/07 
Administrateur de l’IDEA 
Administrateur de l’IGRETEC 29/06/07 > 31/12/07 
Membre du comité de direction de l’IGRETEC (29/06/07 > 31/12/07) 
Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes (01/01/07 > 20/07/07) 
Ministre fédéral de la Santé (20/07/07 > 21/12/07) 
Membre du conseil de police de la Zone BORAINE 
Dans le même document D. Donfut déclarait également plusieurs mandats (paraît-il) non rémunérés : 
Président de la Fédération du PS de Mons, 
Administrateur de la SPRL IDEE, 
Vice-président du Parc d’Aventures scientifiques PASS, 
Administrateur de la Fondation Louis Piérard
Président de Union Groupes de Maison du Peuple Frameries.
Scandaleux, n'est-ce pas?

Et la famille? Ah! C’est peu dire que chez les Donfut, on a le mandat public dans le sang, de père en fils, en beau-fils ou encore de frère en sœur et plus si affinités. 
A Frameries, au CPAS, plus particulièrement, tout le monde s’appelle Donfut ou presque...
Volontairement caricaturale, l’affirmation qui précède est néanmoins justifiée par quelques éléments qui n’ont évidemment rien d’illégal mais qui ne manquent pas d’interpeller. 
En effet, si Didier Donfut (PS) n’est plus bourgmestre de Frameries (fonction qu’il a occupée de 1992 à 2004), son fils Julien y préside le CPAS. 
Pour respecter le code de la démocratie locale, Didier Donfut a d’ailleurs démissionné de son poste de conseiller communal, afin de laisser son fils y siéger. Mais l’ancien bourgmestre a quand même pris la tête de l’USC, Union socialiste communale, (histoire de ne pas trop perdre la main... et le reste.) 
Revenons au CPAS, où la directrice générale n’est autre que la sœur de Didier Donfut, Fabienne. L’ex-femme de l’ex-ministre travaill(e)ait aussi dans le coin, puisqu’elle dirige(ait) un home qui dépend du CPAS de Frameries. Enfin, il serait injuste de ne pas citer Arnaud Malou, actuellement conseiller communal PS à Frameries mais qui dès janvier 2016 était assuré de ceindre une écharpe scabinale (Relatif à la fonction d’échevin). 
Arnaud Malou est le gendre de Didier Donfut puisqu’il est en couple avec sa fille Laura et, égal à son père, cumulait 16 mandats en 2017 dont 3 (seulement) rémunérés.
Didier Donfut a également un frère, Christophe. Ce dernier a occupé durant un petit moment une fonction de conseiller au CPAS. Une fonction qu’il a dû quitter car de l’aveu même de certains membres du PS local, "ça faisait beaucoup de Donfut". (Mais un de plus ou de moins aurait-il fait la différence?)
Un ex-mari, un bon copain.
Continuons cet inventaire à la Prévert. Le directeur général de la commune (ancien secrétaire communal) Philippe Wilputte n’est autre que l’ex-mari de Fabienne Donfut.


Une dernière pour la route ? 


La compagne actuelle de l’ancien ministre wallon, Cathy Pirmez, (véritable garce selon la vidéo ci-jointe https://www.rtbf.be/…/detail_greve-a-l-asbl-garance-a-bouss…) était directrice générale de l’ASBL Garance (où une grève du personnel en 2017 a amené Cathy à aller assouvir ses fantasmes de dictateur ailleurs), (financée en son temps par IGH, l’intercommunale gazière du Hainaut, présidée à l’époque par Didier Donfut). 

"Personne au PS n’a compris que de tels montants (13 000 euros par mois auprès de l’Intercommunale gazière du Hainaut, NdlR) pouvaient être d’application, a témoigné en son temps un responsable socialiste. Il n’a pas fallu pousser Donfut à la démission. Il a compris de lui-même qu’il de vait s’effacer." L’opposition MR et Ecolo s’en est donnée à cœur joie - réclamant davantage de clarté au niveau de la gouvernance wallonne. En coalition avec le PS à Namur, le CDH a réclamé la tête du ministre Donfut, quelques minutes avant que celui-ci ne remette effectivement sa démission.

En 2009, la liste des administrateurs de l'IGH, passés et présents, est une véritable assemblée parlementaire (Robert Urbain, décédé le 9 novembre dernier, Didier Donfut, Carlo Di Antonio, Yvon Biefnot, Pierre Tachenion, Marc Barvais, Joëlle Kapompole, Gilles Mahieu, Didier Draux, Frédéric Wilputte, etc.). 
Pour occuper ce rôle (à quart-temps), elle toucherait 1 000 €, précise-t-on de bonne source. Une somme que touche également un autre membre du staff de direction (à quart-temps également), Didier Draux, bourgmestre faisant fonction de Frameries et proche du clan Donfut. Il serait aussi dommageable pour la bonne compréhension de ces propos de ne pas parler du père de Didier Donfut, Jacques, qui fut directeur d’Idea, l’intercommunale de développement économique de la région.

Mais, tout à fait entre nous, il me semble que j'ai entendu dire que le favoritisme, le népotisme, vous savez, ce "petit" coup de pouce que les politiques ont l'habitude de donner mine de rien à leur entourage est condamnable, non ?

Aujourd'hui IGH n'est plus, elle a été intégrée à ORES qui, en 2017, était à son tour poursuivie. En cause: une surfacturation possible de 200 millions dans le rachat des parts Electrabel dans Ores. Voilà pourquoi la facture de chacun des citoyens atteint un tel niveau. C'est une "simple" interpellation, faite à répétition, par un conseiller communal, qui a soulevé un gigantesque pot aux roses. Et qui expliquerait les raisons profondes se cachant derrière l'affaire Publifin et les révélations en chaîne au sujet de pratiques en cours au sein des intercommunales.

Au-delà de la question du nombre de mandats, de leurs rémunérations et des conflits d'intérêts qu'ils peuvent induire, il y aurait un système mis en place à dessein : les politiques, de leur plein gré ou contraints forcés, auraient fermé les yeux pendant une vingtaine d'années sur une tarification de l'électricité excessive au profit d'Engie Electrabel et des communes, via les intercommunales dont des "mixtes" (avec participation d'Electrabel), d'autres "pures", 100 % publiques, unies par un même souci de profit. Un "pillage organisé", à peine atténué par la régulation mise en place au début des années 2000.

 

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